La liste INCI, une aide précieuse mais à lire avec méthode
Les ingrédients y sont rangés selon leur présence dans la formule, mais en anglais ou en latin. Reste à savoir ce que valent les notes des applications et les mentions rassurantes.
En bref
- La liste INCI est obligatoire et standardise le nom des ingrédients d’un cosmétique.
- Les premiers ingrédients cités sont les plus présents dans le produit.
- Les applications de notation reposent sur des barèmes qui divergent.
- Parabènes, sulfates et phtalates figurent parmi les substances à connaître.
Pour lire l’étiquette d’un cosmétique, c’est la liste INCI qu’il faut regarder : elle recense les composants du produit, et ceux qui l’ouvrent sont les plus présents dans la formule. Nul besoin d’être chimiste pour s’y repérer, à condition de savoir ce que cette liste apporte et où elle s’arrête. Le guide publié par Futura-Sciences sert ici de fil conducteur.
La liste INCI, une nomenclature obligatoire mais rebutante
Le sigle INCI désigne une liste qui uniformise la façon de nommer les ingrédients cosmétiques. Elle doit figurer sur les produits, et elle aide à mieux choisir ce que l’on applique sur sa peau, y compris celle de toute la famille.
Le principal obstacle tient à la langue : les ingrédients y sont inscrits en anglais ou en latin, et les comprendre exige une certaine expertise. Futura-Sciences en fait pour cette raison la bête noire de bien des consommateurs.
Selon Futura-Sciences, savoir décrypter une étiquette vaut davantage que connaître par cœur quelques substances à éviter. Autrement dit, retenir des noms ne suffit pas : l’intérêt est de comprendre comment la liste se construit, pour la parcourir avec méthode devant le rayon.
Applications de notation et mention « naturel » : des aides à manier avec recul
Pour contourner cette difficulté, des applications décryptent les compositions. Elles attribuent une note à chaque produit et signalent les substances jugées nocives. Elles y joignent le plus souvent un niveau de dangerosité et une catégorie, par exemple « perturbateur endocrinien ».

Ces outils demandent toutefois du recul, car leur note finale découle de systèmes de notation divergents. Un même produit peut donc être évalué différemment d’une application à l’autre, ce qui explique que Futura-Sciences invite à ne pas s’y fier aveuglément.
La mention « naturel » appelle la même prudence. Une indication du type « 95 % d’ingrédients naturels » ne prouve pas forcément que la formule est exempte d’ingrédients nocifs. Elle renseigne sur une part de la composition, pas sur l’innocuité du reste.
Le guide de Futura-Sciences voit dans ces applications un moyen pratique de contourner le jargon des ingrédients, puisqu’elles traduisent la composition en une note et en signalements. Leur lecture gagne toutefois à s’accompagner d’un regard personnel sur la liste imprimée sur l’emballage.
Le même texte précise que les produits dits multifonctions, souvent d’origine naturelle, peuvent servir à plusieurs usages, par exemple un lait employé comme démaquillant ou comme soin hydratant. Réduire le nombre de flacons revient aussi à réduire le nombre de listes à examiner.
Les substances à connaître et les autres repères
Futura-Sciences cite trois exemples de substances néfastes pour la peau qu’il vaut mieux savoir reconnaître :
- les parabènes ;
- les sulfates ;
- les phtalates.
L’article ne détaille pas ce qu’elles sont. Il recommande en revanche de savoir déchiffrer les principaux ingrédients afin de mener sa propre analyse, plutôt que de s’en remettre à une seule note affichée sur un écran.
D’autres éléments complètent la lecture de l’étiquette : les certifications et les tests cliniques. Ils sont présentés comme des garanties de sécurité et de certaines caractéristiques, telle la non-comédogénicité, c’est-à-dire le fait de ne pas favoriser les comédons. Ils s’ajoutent à la liste INCI sans la remplacer.
Pour les familles qui s’interrogent sur les cosmétiques pendant la grossesse, un article de notre site évoque des ingrédients cosmétiques et obésité infantile. Quant au guide de Futura-Sciences, il a été rédigé en partenariat avec Les Avis d’Emilie.
Photo : Shixart1985 / Wikimedia Commons, CC BY 2.0