Une monitrice qui a vécu le TDAH accompagne désormais les familles
Avec une monitrice éducatrice qui a vécu le trouble, RHL30 prévoit des échanges entre parents et des ateliers sur le TDAH à partir de janvier.
En bref
- RHL30, association dédiée à l’autisme, propose désormais un suivi spécifique sur le TDAH.
- Groupes de parole, ateliers de parentalité et formation à la méthode Barkley sont au programme.
- Des rendez-vous d’écoute ont lieu chaque premier mardi du mois à Marguerittes.
Les parents d’un enfant TDAH peuvent désormais s’adresser à l’association Réseau Handilib 30 (RHL30), qui ajoute un suivi dédié à ce trouble à son action auprès des familles confrontées à l’autisme. D’après Midi Libre, cette offre réunit des échanges entre parents et des ateliers consacrés à l’éducation.
Le sigle TDAH renvoie au trouble déficitaire de l’attention, accompagné ou non d’hyperactivité. Il s’agit d’un trouble du neurodéveloppement qui prend des formes très variées et qui peut désarçonner les parents confrontés à son arrivée dans la famille. Midi Libre avance qu’il concernerait près de 5 % des enfants de moins de 18 ans.
Une association qui élargit son champ d’action
RHL30 a vu le jour pour épauler les familles et aussi les professionnels face aux troubles du spectre autistique. Son offre comprend des rencontres entre parents, des moments de répit durant lesquels les enfants sont accueillis, ainsi que des formations adaptées. Elle étend aujourd’hui ses missions à un accompagnement spécifique du TDAH.
Ce suivi sera assuré par Emilie Médina, monitrice éducatrice, qui dit connaître le sujet de l’intérieur : elle a elle-même été diagnostiquée à l’âge adulte, et son enfant a un TDAH associé à des troubles de l’attention et de l’opposition. « Il y a beaucoup d’errance avant le diagnostic mais aussi après », explique-t-elle. Priscilla Desterbecq, vice-présidente de l’association, prend également part à cette démarche.
Le but des groupes de parole est de rompre l’isolement des parents et de leur permettre de partager leurs expériences. Les ateliers de parentalité, eux, doivent être mis en place à partir de janvier, avec pour objectif d’expliquer le trouble aux familles.

Ce que les familles peuvent y trouver
| Dispositif | Objectif ou calendrier |
|---|---|
| Groupes de parole | Rompre l’isolement et partager les expériences |
| Ateliers de parentalité | Expliquer le trouble aux parents, à partir de janvier |
| Formation à la méthode Barkley | Approche psychoéducative qui aide à identifier ce qui déclenche une crise et à anticiper les sorties compliquées |
| Rendez-vous d’écoute | Chaque premier mardi du mois |
Les ateliers visent à répondre à une méconnaissance du trouble, qui, selon l’association, peut décupler les difficultés de l’enfant. Priscilla Desterbecq détaille le contenu prévu : les parents seront aidés à comprendre le fonctionnement d’un cerveau TDAH, formés à la méthode Barkley, déculpabilisés lorsqu’ils estiment mal faire, et accompagnés pour apaiser le quotidien.
La vice-présidente reste mesurée sur la portée de la démarche : « Il n’y a pas de baguette magique mais ça permet d’étayer le quotidien et de dépasser les idées reçues ».
Pour les familles, l’intérêt de cette offre tient aussi à son ancrage : RHL30 existe depuis 2015 et connaît déjà les besoins des parents qui élèvent un enfant atypique, qu’il s’agisse de trouver des moments de répit, de rencontrer d’autres familles ou de faire former les professionnels qui les entourent. Le TDAH rejoint ainsi un dispositif déjà rodé, plutôt qu’une structure créée de toutes pièces.
Une première réunion très suivie
La réunion de présentation a rassemblé beaucoup de monde. Les responsables y ont aussi rencontré un public qu’elles n’attendaient pas : « et nous avons été surprises d’avoir beaucoup de demandes d’adultes TDAH en souffrance », indique Priscilla Desterbecq.
Pour les parents qui s’interrogent aussi sur l’autisme, la médecine digitale pour l’autisme et le TDAH fait l’objet d’un article plus ancien du site.
Photo : RDNE Stock project / Pexels