Premières dents de bébé, un stress parental très répandu
Un sondage Ipsos-bva pour Boiron montre que le stress touche surtout les parents de bébés de moins d’un an, mais le lien avec le sommeil reste une perception.
En bref
- Le stress touche davantage les parents d’enfants de moins d’un an que l’ensemble des parents d’enfants de 0 à 3 ans.
- Le lien entre dents et mauvais sommeil reste une impression des parents, sur un petit échantillon.
- Massage, anneau refroidi : des gestes simples. Ambre et objets congelés sont à écarter.
La poussée des premières dents inquiète une grande partie des familles. Un sondage Ipsos-bva réalisé en août 2026 pour les laboratoires Boiron indique que 65 % des parents dont l’enfant de moins d’un an est concerné par cette étape disent éprouver du stress. Magicmaman a publié ces résultats le 15 octobre 2026.
Ce que disent les chiffres de l’enquête
L’arrivée des premières dents compte parmi les grandes étapes du développement de bébé. Comme un nourrisson ne peut pas expliquer ce qui le gêne, les parents se retrouvent souvent avec beaucoup de questions, et l’intensité du stress change selon l’âge de l’enfant.
L’expérience est très courante : 88 % des personnes interrogées ayant un enfant de 0 à 3 ans affirment que ce dernier a déjà traversé l’éruption de ses premières dents. Pour les enfants d’un an, 59 % auraient connu au moins trois épisodes sur une année, selon les réponses collectées.
Ces pourcentages décrivent ce que les parents déclarent, c’est-à-dire un ressenti face à un enfant qui s’agite ou pleure sans pouvoir dire pourquoi. L’âge pèse dans les résultats : le stress est plus répandu chez les parents des moins d’un an que sur l’ensemble de la tranche 0 à 3 ans.
Sommeil perturbé : les dents ne sont pas toujours en cause
Quand bébé se réveille plus souvent la nuit, le réflexe est de penser aux dents. Dans l’enquête, parmi les parents d’un enfant de 0 à 3 ans signalant un sommeil de mauvaise qualité ou un déficit d’énergie, un sur cinq, soit 20 %, en voit la cause dans cette étape. Il s’agit d’une perception des parents, pas d’un lien médical démontré par l’enquête, et ce résultat s’appuie sur 59 répondants seulement : on ne peut pas l’étendre à tous les foyers.
Pleurs, nuits agitées ou changements d’humeur n’ont donc pas forcément cette origine. Mieux vaut surveiller l’état général de l’enfant plutôt que de tout mettre sur le compte de la dentition.
Les gestes qui aident, et ceux à éviter
Pour soulager l’enfant, deux gestes sont cités :
- un massage tout en douceur des gencives, avec un doigt propre, qui peut réconforter bébé ;
- un anneau de dentition conçu pour son âge, mis au réfrigérateur en suivant les indications du fabricant.
D’autres pratiques sont déconseillées :
- les objets sortis du congélateur, qui risquent de blesser des gencives fragiles ;
- les colliers d’ambre, à proscrire à cause des risques d’étranglement et d’étouffement ;
- les gels et produits pour les gencives : un professionnel de santé doit être consulté avant de les employer, surtout chez les tout-petits.
Lorsque l’enfant paraît réellement souffrir, que son état général se modifie ou que les symptômes durent, un soignant pourra chercher une autre origine et proposer une prise en charge adaptée.
Photo : Alicia / Pexels