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Enfant

La puberté précoce concerne de plus en plus de petites filles en France

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La puberté précoce est un problème générationnel de plus en plus fréquent chez les petites filles. Il semblerait que les fillettes ayant été exposées à des substances chimiques des cosmétiques aient plus de risques que les autres de développer les symptômes.

Un risque hormonal

La pollution de l’air, l’exposition aux pesticides, les substances chimiques présentes dans les cosmétiques… représentent des risques pour la santé des enfants, et perturbent notamment le système hormonal. Certaines substances sont en effet considérées officiellement comme des perturbateurs endocriniens. Ce qui signifie qu’elles remplacent l’action des hormones naturelles et perturbent le fonctionnement du corps humain.

Or, la grossesse est une période à risque car le bébé est encore en pleine formation. Une nouvelle étude scientifique émanant de l’Université de Californie vient d’être publiée. Elle affirme que les petites filles qui sont exposées in utero aux produits chimiques cosmétiques comme le shampoing, le dentifrice ou encore le maquillage ont davantage de risque de souffrir de puberté précoce.

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Une prudence fortement recommandée

Les scientifiques à l’origine de cette étude ont suivi environ 400 enfants durant vingt ans. L’exposition aux produits chimiques a été évaluée avec des analyses d’urine. Or, les résultats sont sans appel. En effet, 90 % des échantillons d’urine prélevés chez la maman et chez l’enfant contenaient des concentrations de trois classes de produits chimiques

Or, lorsque les concentrations de phtalate et de triclosan sont importants chez la mère, les petites filles développent leur puberté bien plus tôt. Il y aurait donc bel et bien un lien entre ces produits auxquels nous sommes malgré nous exposées et la puberté précoce. Il existe également des risques de cancer des organes sexuels.

L’étude invite les consommateurs à détailler les ingrédients des cosmétiques utilisés notamment lorsque les femmes sont enceintes, afin de protéger plus durablement leur bébé. Une pratique encore malheureusement peu répandue à ce jour.

Amélie
Rédactrice chez allofamille spécialisée sur les sujets liés à la famille.
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