Teddy Riner refuse l’offre de l’UFC par fidélité au judo
Interrogé par Booska-P, le judoka préfère rester loyal à ceux qui l’ont vu grandir, une fidélité qui fait écho aux valeurs de transmission en famille.
Dans un entretien à Booska-P, Teddy Riner raconte pourquoi il n’a jamais voulu quitter le judo, malgré l’UFC. Pour le champion, changer de discipline reviendrait à tourner le dos à ceux qui l’ont vu grandir : un choix de fidélité qui parle de transmission et de loyauté, des thèmes proches de la vie de famille.
En bref
- Entretien accordé à Booska-P, diffusé le vendredi 9 octobre selon Actumma.
- Offre de l’UFC estimée à 15 millions d’euros, selon Le Figaro.
- Raisons avancées : fidélité au judo et convictions anciennes sur le MMA.
- D’autres judokas, dont Kayla Harrison, ont franchi le pas.
Un entretien chez un média du rap
C’est face à Mehdi Maïzi que le judoka s’est confié. Booska-P est d’abord connu pour sa couverture du rap, et c’est sur ses plates-formes que la conversation a été mise en ligne vendredi soir, selon Le Parisien. Le site Actumma situe cette diffusion au vendredi 9 octobre.
La question n’est pas neuve pour le champion, régulièrement interrogé sur une éventuelle carrière dans la cage. Sa réponse tient en une formule directe : « J’ai refusé parce que ce n’est pas mon ADN ».
Une offre de l’UFC qui n’a rien changé
D’après Le Figaro, l’organisation présidée par Dana White aurait mis sur la table une proposition de cet ordre pendant la préparation olympique du Français. Le Parisien place cette offre en 2023 et ajoute que le judoka a été sollicité plusieurs fois, sans jamais céder.
L’argent n’a pas pesé, à l’en croire : « J’aime ce que je fais, je suis bien où je suis et ce n’est pas l’argent qui va me faire changer », a-t-il déclaré.

La loyauté envers ceux qui l’ont fait grandir
Le cœur de son explication touche au lien humain. Pour Riner, quitter le tatami pour l’octogone reviendrait à rompre avec l’entourage qui l’a vu progresser, s’entraîner et voyager pour concourir. Il emploie une image familiale pour le dire.
« Toute une famille me tourne le dos »
Teddy Riner, judoka français, à Booska-P
À cette fidélité s’ajoute un désaccord de fond : « Après, il y a mes convictions par rapport à ce sport qui font que ça ne colle pas avec moi ». Ce positionnement remonte au moins à 2015. Dans L’Équipe Magazine, il affirmait déjà : « Ça ne m’intéresse pas, ça ne correspond pas à mes valeurs. Je respecte ces combattants, mais prendre des coups de poing et de pied dans la gueule, ça n’est pas mon truc. Pas davantage que d’en donner. »
Le contexte français éclaire aussi ce choix. Actumma rappelle que les compétitions de MMA n’ont été légalisées dans le pays qu’en 2020, après une forte opposition à laquelle les instances du judo ont pris part.
Un palmarès compté différemment selon les médias
| Repère | Ce qu’en disent les médias |
|---|---|
| Titres mondiaux | 11, selon Le Figaro et Actumma |
| Titres olympiques | 3 en individuel (Le Figaro, Actumma) ; « quintuple champion olympique » pour Le Parisien |
| Âge | 37 ans, selon Le Parisien |
| Prochain objectif | Un nouveau sacre à Los Angeles en 2028, d’après Le Parisien |
D’autres judokas ont franchi le pas
Le passage du judo au MMA existe pourtant. L’Américaine Kayla Harrison, double championne olympique en 2012 et 2016, a décroché en juin 2025 la ceinture UFC des poids coqs féminin, précise Le Parisien.
En France, Nell Ariano, passé par l’Insep, a rejoint l’organisation européenne Cage Warriors en 2024. Il a tenté sans succès de décrocher un contrat UFC aux Dana White’s Contender Series la semaine précédant l’entretien de Riner.
Photo à la une. Source : Pexels. Photographe : Kampus Production. Licence Pexels.