En ce Vendredi Saint, alors que bon nombre d’entre nous s’adonnent à la chasse aux oeufs de Pâques, un accident peut arriver et le premier geste avant d’amener un membre de la famille à l’hôpital en cas de douleur sera sans doute de lui donner un anti-douleur. Parmi les plus utilisés en France, on retrouve notamment l’ibuprofen et le kétoprofène. Seulement, d’après de récentes études il vaudrait mieux ne pas les consommer. Explications.

L’ANSM met en garde contre la consommation d’ibu et de kétoprofène

D’après les conclusions de récents travaux menés par l’ANSM, l’ibuprofène et le kétoprofène favoriseraient la survenue de complications graves dans la prise en charge de maladies infectieuses. L’ANSM en appelle donc à la vigilance des patients qui comme cela est le cas dans de nombreuses villes françaises, abusent de ces deux anti-inflammatoires non stéroïdiens.

On apprend en effet qu’entre 2000 et 2018 337 cas de complications infectieuses dont 32 décès ont été répertoriés pour l’ibuprofène et 46 cas dont dix décès pour le kétroprofène. Ces deux molécules détruiraient les bactéries commensales de l’organisme, laissant ce dernier à la merci de nombreux agents pathogènes plus virulents.

Des comprimés d’ibuprofène – Crédits photo : Wikimedia Commons

La peau, la sphère ORL, les poumons et le cerveau seraient les principaux sites où les deux médicaments créeraient le plus de dégâts.

Ibuprogène et kétoprofène : quelles alternatives ?

Si les conclusions de l’étude menée par l’ANSM sont assez inquiétantes, il est donc recommandé de limiter la consommation de ces deux molécules ou tout médicament qui en contient. Il serait même judicieux de ne plus en consommer du tout.

A la place, l’ANSM recommande surtout le paracétamol, qui jouit de beaucoup moins d’effets secondaires ou de réactions post-prandiales que l’ibuprofène et le kétoprofène.

Cependant, même la consommation du paracétamol doit être encadrée par le respect strict de l’intervalle entre deux prises, fixé à 6 heures de temps. Autre détail important, ne jamais dépasser 1 000 mg de paracétamol par 24 H.

Source :

ANSM

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