Depuis une dizaine d’années, un nouveau modèle de jeu émerge, les jeux freemium : des jeux gratuits à la base, accessibles sur appareils mobiles et pc, mais dont l’accès à certaines fonctionnalités est payant. Même si les coûts des Candy Crush et autres franchises du genre sont bien plus bas que ceux des jeux pour consoles de salon, la question de la rentabilité de ces produits ne peut pas être éludée pour autant.

Expert et passionné d’iGaming, Conrad Brennan a examiné la question et vous propose de découvrir dans cet article comment les jeux gratuits rapportent de l’argent à leurs créateurs / développeurs / propriétaires.

Les publicités

Ce serait le suspect idéal. La publicité est en effet l’un des moyens les plus utilisés pour rentabiliser les contenus audiovisuels d’accès gratuit. Seulement, la part des publicités dans les revenus générés par les jeux freemiums est assez faible.

Ceci s’explique assez aisément : le caractère immersif des jeux vidéo rend les publicités dans le jeu peu efficaces, en plus de détériorer l’expérience de jeu. Ainsi dans des jeux comme Draw Something ou Hero Academy, les publicités sont annulées dès que le joueur effectue un achat à l’intérieur du jeu : une microtransaction.

Les microtransactions

Les microtransactions sont au cœur du modèle économique des jeux freemium. Le modèle des microtransactions se déploie essentiellement dans les applications pour smartphone, ce dernier étant d’ailleurs la plateforme de jeu la plus utilisée par les Français.

Le 5 juillet 2016, Pokémon Go, application de jeu gratuite, est lancée sur les stores d’application Android et iOS.  En 24 heures, ce jeu génère la somme record de 12 millions d’euros.  Le principe général du modèle se décline en deux étapes :

  1.     Offrir une expérience plaisante à laquelle le joueur va s’attacher, créer en lui le désir de suivre et de progresser dans l’aventure du jeu.
  2.     Proposer des options payantes permettant de progresser plus facilement dans le jeu ou d’améliorer l’expérience de jeu.

C’est donc le levier psychologique qui est utilisé ici pour rentabiliser les jeux gratuits. Avec Candy Crush par exemple, il arrive que vous vous retrouviez à un niveau de jeu particulièrement difficile, au point de perdre toutes vos vies. La règle du jeu permet que vous puissiez reprendre le jeu uniquement dans 6 heures ; ou alors, si vous ne souhaitez pas attendre ces 6 heures, vous devez dépenser de l’argent pour obtenir immédiatement de nouvelles vies. Tentant n’est-ce pas ?

Les loot boxes

Les « loot boxes » ou Boîtes à butin en français sont des objets virtuels présents dans les jeux que l’on peut acquérir en les débloquant par une série de performances dans le jeu ou alors en les achetant. S’il est possible d’emprunter pour acheter une voiture par exemple, il n’est pas possible d’effectuer un emprunt dans le jeu pour acquérir un loot box.

Ce qui rend intéressant le « loot box » c’est qu’il contient généralement des éléments à valeur esthétique permettant de personnaliser un personnage ou de débloquer des avantages pour avancer dans le jeu (personnages, armes, etc.). Counter Strike : Global Offensive est l’un des jeux qui a popularisé ces « loot boxes ». Il s’agit donc d’un moyen assez efficace de générer des revenus dans un jeu gratuit. Néanmoins, il faut signaler que ces boîtes à butin ont été fortement critiquées en France et en Europe, en raison de leur ressemblance avec les jeux de hasard.

L’intégration du joueur dans la production de l’expérience de jeu

Les joueurs qui ne dépensent pas de l’argent dans le jeu sont souvent moins engagés, mais contribuent de façon significative à l’expérience de jeu de joueurs qui dépenent. L’un des attraits d’une application de jeu freemium est d’offrir un nombre très important de potentiels compétiteurs à affronter.

D’ailleurs, jusqu’à 61% de joueurs français affirment rechercher du lien social dans le jeu. Encore une fois, les joueurs qui ne paient pas contribuent à améliorer l’attractivité de l’application et donc augmentent la probabilité que les joueurs engagés passent à la caisse.

Plusieurs leviers de rentabilisation à la fois dans le cas des jeux gratuits de casinos en ligne

En ouvrant un compte sur un casino en ligne, il est possible d’accéder gratuitement à la majorité des jeux du site, anciens comme nouveaux jeux (sauf les jeux avec croupiers en direct). Pour cela, il suffit de choisir l’option « démo » ou « gratuit » au moment de lancer le jeu.

Pourtant, ces jeux sont présents sur un casino canada bonus sans depot et sont destinés à générer de l’argent au casino et aux développeurs. En réalité, plusieurs approches sont mises en œuvre pour rentabiliser ces jeux gratuits de casino :

      Le jeu gratuit permet d’exposer un grand nombre de personnes à l’expérience du casino, et un certain pourcentage d’entre eux deviendra clients du casino et dépensera de l’argent.

        L’accès aux jeux gratuits d’un nouveau casino 2021 comme à ceux d’un ancien casino est souvent conditionné par un dépôt d’argent en compte. Ainsi, le joueur sera contraint d’utiliser la somme mise en dépôt dans les jeux du casino.

        Le jeu gratuit n’offre généralement pas toutes les fonctionnalités du jeu. Le joueur souhaitant donc profiter de ces dernières doit miser de l’argent réel.

        Il arrive aussi que les versions gratuites des jeux offrent des pourcentages de victoire plus élevés. Cela motive le joueur à passer de la version gratuite (où il ne dépense rien et ne gagne rien) à la version payante ou en argent réel du jeu (où il dépense et peut gagner de l’argent).

En fin de compte, les jeux gratuits ne sont pas toujours gratuits, même si l’immersion dans le jeu peut parfois faire croire le contraire. Les créateurs et opérateurs de jeux gratuits disposent donc de nombreux leviers sur lesquels agir pour rentabiliser leurs productions.

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