Grossesse

Placenta accreta : faut-il en avoir peur ?

Sophie Martin Par Sophie Martin
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Placenta accreta : faut-il en avoir peur ?
Le rôle du placenta - Crédits photo : Pixabay

Mauvaise insertion du placenta, la placenta accreta fait partie de la longue liste des pathologies sur grossesse capables d’engager le pronostic vital de la mère comme de l’enfant. Nous revenons en profondeur sur une pathologie lourde qui pourrait bien tourner casaque.

Le placenta accreta c’est quoi au juste ?

Comme souligné en préambule, le placenta accreta est une mal insertion du placenta dans l’utérus au cours de la grossesse. Jadis rare, cette maladie connait une prévalence qui crève les plafonds depuis quelques années. Ce qui par ricochet fait gonfler l’incidence de césariennes.

Pour aller plus loin on parle de placenta accreta lorsque le placenta s’insère trop superficiellement dans l’endomètre, le tissu qui tapisse l’intérieur de l’utérus. L’une des complications de cette maladie survient après l’accouchement. En effet, une fois le fœtus expulsé par la maman le personnel hospitalier doit s’assurer du fait que le placenta et ses accessoires ont été évacués de l’utérus.

Source : Pixabay. Des techniques inhabituelles pour concevoir un enfant.

Dans le cas contraire la nouvelle maman peut saigner abondamment et développer une hémorragie du post-partum. En cas de placenta accreta ce saignement peut être exacerbé car le placenta est plus trop peu enfoui dans l’endomètre.

Trois types de mal insertions du placenta sont connues à ce jour

Nous avons dans un précédent billet traité du placenta previae. Cependant, on compte trois types de mal insertions du placenta dans l’utérus :

  • Le placenta accreta
  • Le placenta increta
  • Le placenta previae

Une dernière mal insertion nommé placenta percreta est cependant plus rare.

Placenta accreta : quels risques pour la maman ?

Dans l’absolu la principale complication d’un placenta accreta est le déclenchement précoce du travail d’accouchement. A long terme, soit après l’accouchement la jeune maman risque une hémorragie du post-partum. Dont l’issue peut être fatale aussi bien pour la mère que pour l’enfant.

Quel traitement pour le placenta accreta ?

Un seul traitement existe à ce jour. Il s’agit de la césarienne. Une fois la grossesse évacuée et le foetus pris en charge le médecin s’assure de la vacuité utérine avec plus de soins.

Sophie Martin

Enfants, parents, grands-parents et vie quotidienne

Sophie Martin

Sophie Martin a été auxiliaire de puériculture en crèche pendant neuf ans avant de rejoindre Allo Famille. Elle suit l'actualité des familles, la grossesse et les premiers mois de bébé, en s'appuyant sur les recommandations des autorités de santé plutôt que sur les modes du moment. Mère de deux enfants, elle tient un carnet des sorties testées le dimanche, avec une note pour la propreté des toilettes.